L'affaire Bonnot - Presse RetroNews-BnF

L'affaire Bonnot

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Dossier Communautaire
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L'affaire Bonnot

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La IIIe République (1870-1940)
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1911-1912

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Marin Harmel
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Jules Bonnot
(1876 - 1912)
Jules Joseph Bonnot est un anarchiste français, né le 14 octobre 1876 à Pont-de-Roide (Doubs) et mort le 28 avril 1912 à Choisy-le-Roi Il fut le meneur de ce que la presse appela la « bande à Bonnot », un groupe illégaliste ayant multiplié les braquages et les meurtres entre 1911 et 1912.
Jules Bonnot - Le Petit Journal 29/04/1912
Les débuts de la "bande à Bonnot"

Fin novembre 1911, Bonnot rencontre au siège du journal l'Anarchie, dirigé par Victor Serge, plusieurs sympathisants anarchistes qui vont devenir ses complices. Les deux principaux sont Octave Garnier et Raymond Callemin dit « Raymond-la-science ».

Le 14 décembre 1911, Bonnot, Garnier et Callemin volent une automobile Delaunay-Belleville qu’ils vont utiliser pour braquer la Société Générale à Gentilly le 21 décembre 1911. C’est la première fois qu’une voiture est utilisée pour commettre un braquage, une innovation quand on sait qu'à l'époque les policiers et gendarmes se déplacent encore à cheval ou à vélo !
L’événement a un retentissement considérable et fait la une des journaux qui surnomme les braqueurs « les bandits en auto » ou « les bandits tragiques » (cf. icono 2)
Dès lors la presse suit comme un feuilleton l'odyssée de ces voyous-assassins.

La bande continue son périple et additionne les vols de voitures, hold-up et meurtres.

Le 27 février 1912, Bonnot, Callemin et Garnier volent une nouvelle Delaunay-Belleville. Un agent de police qui tente de les interpeller est abattu par Garnier. Ce meurtre d’un agent de la force publique augmente la fureur de l’opinion, qui exige la capture de la bande.

Bonnot et ses complices utilise la presse

Le 19 mars 1912, une lettre publiée dans Le Matin fait sensation. Dans celle-ci, Garnier provoque les forces de police qu’il met au défi de l’arrêter. 

"Vous l'avourai-ge ? Votre incapacité pour le noble métiers que vous exercez est si évident qu'il me prit l'envie, il y a quelques jours, de me présenter dans vos bureaux pour vous donnez quelques renseignements complémentaires et redressez quelques erreurs voulus ou non."

La lettre est signée par ses empreintes digitales que la police reconnaît comme authentiques (cf. icono 3).

Mais cette heure gloire est de courte durée...

Le 27 avril 1912, la police surprend Bonnot dans sa cachette de Choisy-le-Roi, le pavillon « Nid Rouge ». Un long siège commence. Bonnot se bat seul face à plusieurs centaines d'hommes armés, une mitrailleuse, de la dynamite et 20 000 spectateurs attirés sur les lieux par les articles qu'ils ont lu dans la presse !
Blessé lors de l'exploision qui mettra fin à l'assaut il meurt en arrivant à l'hopital le 28 avril 1912.
La presse populaire nous en fait le récit détaillé.

La vente aux enchères de la collection Bonnot qui reviendra à ses créanciers a produit 1423 francs.

Revue de presse

Bibliographie

  • Frédéric Lavignette, La bande à Bonnot à travers la presse de l'époque,
    Fage Éditions, 2008
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