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La Petite Gironde, 13 mai 1883

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La Petite Gironde
13 mai 1883


Extrait du journal

Un vers passé en proverbe dit quil est des morts qu'il faut qu'on tue. Le traître de Metz, le sinistre personnage qui a livré pieds et poings liés la der nière armée de la France à l’Allemagne, celui dont la capitulation a porté le plus terrible, presque le dernier coup à la patrie écrasée sous le talon de l'envahisseur, celui dont aucun Français véritable ne peut prononcer le nom sans ressentir au cœur une sensation de colère et de mépris, le fourbe et lâche Bazaine, bien qu’il ait réussi à arracher sa misérablevie au châtiment qu’il méritait, est un de ces mortslà. Traître comme citoyen, traître comme soldat, cent fois exécuté moralement et cent fois flétri par le conseil de guerre, par ceux qu’il a livrés, par l’o pinion publique, cet odieux personnage n’a pas...

À propos

Au début simple déclinaison à prix modique du journal La Gironde, La Petite Gironde devient de plus en plus autonome à la fin des années 1880, lorsque sa diffusion dépasse – et de très loin – celle de son vaisseau-mère pour atteindre les 200 000 exemplaires à l'orée de 1914. Centriste modérée à l'origine, sa ligne éditorialse se droitise au fil des ans, jusqu'à devenir proche de celle de L'Action française dans l'agitation de la Première Guerre mondiale. Sans surprise, le journal sera collaborationniste en 1940, puis interdit en août 1944.

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