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Le Figaro, 18 février 1838

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Le Figaro
18 février 1838


Extrait du journal

Comme nous avions reçu une citation qui ne précisait pas le sujet qui nous la faisait envoyer, nous crûmes un moment qu'il s'agissait simple ment de nous faire voir le tableau de Léopold Ro bert, — et que nous devions cette attention à la munificence de M. Ganneron.—Nous demandâmes au garçon de bureau où était le tableau, mais il nous expliqua que ces cartes étaient de vieille» cartes dont il ne fallait ce jour-là consulter que l'envers. —Nous fûhies alors témoins de deux décisions du conseil qui nous parurent rester un peu au des sous du fameux jugement de Salomon, — type de perspicacité judiciaire qui, nous l'avouerons, nous a toujours semblé une sottise. PREMIER JUGEMENT. Un garçon marchand de vins, tenant une cave pour un marchand de vins en gros, fait observer au conseil qu'il est seul dans sa boutique, et qu'il ne peut conséquemment la quitter un seul ins tant ; — que s'il était propriétaire de son établis sement il pourrait, à la rigueur, se résigner à la perte périodique qu'entraînerait pour lui son ab sence, mais qu'il a déjà été chassé par deux bour geois qui ne veulent pas de garçon garde national. Le conseil, ouï le requérant, ordonne qu'il sera tenu de monter la garde, et, attendu que, chassé par ses bourgeois, il se trouve sans place et sans argent, décide qu'il sera tenu de s'habiller et de s'équiper à ses frais. DEUXIÈME JUGEMENT. Un jeune soldat en disponibilité fait observer au conseil que faisant partie de l'armée active, il ne peut en même temps être incorporé à la garde na tionale ; que d'un moment à l'autre il peut rece voir l'ordre de rejoindre, et que surtout il ne peut se faire habiller ; que s'il avait de l'argent il aurait préféré s'acheter un remplaçant pour le service militaire, et qu'eût-il de l'argent, il ne voudrait pas se faire faire un uniforme qu'il mettrait une fois ou point du tout. Le conseil, ouï le requérant, décide que—:attew,...

À propos

En 1854, quatorze ans après la disparition du petit journal subversif du temps de Charles X, Hippolyte de Villemessant relance Le Figaro. Paraissant d’abord sous la forme d’une petite feuille de chou littéraire, Le Figaro absorbe L’Événement en 1866 pour devenir, sans transition, le grand quotidien conservateur que l’on connaît. Dès les années 1880, il abandonne la cause du monarchisme pour adhérer aux principes républicains.

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Données de classification
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