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Le Petit Marseillais, 17 février 1923

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Le Petit Marseillais
17 février 1923


Extrait du journal

La Paresse Parlementaire En fin de réunion, jeudi soir, la Chambre discutant sur son ordre du jour a refusé de tenir séance le matin pour s’occuper de la réforme électorale. Nos élus sont-ils si fatigués qu’ils ne puissent consacrer aux affaires de la nation le temps que des ouvriers et des employés passent à gagner leur vie ? Ce n’est point le moment de fournir un aliment aux critiques. Déjà la Chambre n’a {ias su renouveler, pour le budget de 1923, 'effort qui lui avait permis de voter à temps le budget de 1922. Lorsqu’il s’est agi de rattraper le temps perdu, la commission des finances a adopté, sans que ses mem bres soient en nombre, des mesures qui ont aggravé les menaces d’inquisition fiscale et le résultat de ce manque de zèle ou de capacité parlementaires, c’est encore T em prunt, qui n’exclut pas r augmentation des impôts. Maintenant, et pour les derniers mois ae son existence tourmentée, la Chambre de vrait régler sans délai, avec toute l'ampleur nécessaire, le statut des élections législa tives prochaines. Issue ello-même d'un nouveau mode électoral qui est loin d’être l’idéal, elle s’est engagée à perfectionner la représentation proportionnelle, à la faire intégrale, équitable et juste. Il y a, en effet, dans la loi de 1919, loi de circonstance, bien des obscurités. L'o pinion ne Va pas nettement comprise ; elle la désire plus claire et précise. Et, en effet, il y a en France, quand il faut voter, un parti abstentionniste qui fausse les nom bres, en dépit de toutes les objurgations : on le renforcera si Von arrive encore à 1924 sans avoir mis la loi électorale en accord complet sur la logique et le bon sens. Or, on sait de reste quel temps prennent à la Chambre les moindres discussions. Celle de la réforme électorale exigera des séances multipliées ; si on se borne à celles de Vaprès-midi,"alors que tant de projets rvi en-...

À propos

Fondé en 1868 par Toussaint Samat, Lazare Peirron et Gustave Bourrageas, Le Petit Marseillais était le plus grand quotidien de Marseille, affichant un tirage de plus de 150 000 exemplaires en 1914. D'abord républicain radical, le journal s'avéra de plus en plus modéré au fil des ans. Dans un premier temps très local, il fut l’un des premiers journaux à publier dans la presse des récits de procès judiciaires sensationnels dès 1869, avant de s’ouvrir aux actualités internationales.

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