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Mercure de France, 1 mars 1900

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Mercure de France
1 mars 1900


Extrait du journal

Il y a un art d’intituler tel ouvrage philosophi quement ennuyeux et technique d’une préface fo lâtre pour égayer les alentours. Il y a un art opposé. Ne sied-il pas mieux profiter de l’amusement par où un ouvrage sollicite, pour glisser à l’oreille et s’il est possible au cœur du lecteur bénévole quel ques vérités pédantes dont il puisse faire son pro fit? Etquedire, quand le sujet annoncé, précisément par son essence, si gai soit-il, requiert avec autorité les pensées graves? Il n’est rien de plus triste que le rire, et rien qui donne plus à songer. Il se mani feste par des convulsions qui n’ont pas beaucoup de lointain de l’épilepsie ou des analogues maladies nerveuses. Encore voit-on des hommes, après avoir traversé une vie laborieuse, consacrée au bien de leurs semblables, atteindre une vieillesse honorée s ms avoir jamais ressenti les attaques de l’épilepsie. Mais qui pourrait se vanter de mourir sans avoir eu d’accès de rire? — Pour ce que rire est le 3?...

À propos

Fondé en 1890 par l’ancienne rédaction de La Pléiade, Le Mercure de France devient sous la direction d’Alfred Vallette une autorité dans le monde littéraire et artistique. Héritier du Mercure Galant et des deux premières versions du Mercure de France, cette série moderne du journal étend son assise au travers d’une société d’édition publiant les principaux auteurs des diverses avants-gardes littéraires de l’époque. La revue paraît quant à elle jusqu’en 1965.

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